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UNE VICTOIRE POUR DEMAIN
Avec les victoires à Digoin et Sennecey de Philomène Bacot et Cécile Untermaier, la majorité départementale sort renforcée du deuxième tour des élections cantonales. Elle occupe désormais 39 sièges, contre 18 pour l‘opposition UMP/Divers droite. L’UMP 71 a subi un revers historique, qui confirme la panne de crédibilité de la politique du gouvernement et de ceux qui l’incarnent. Compte tenu du taux d’abstention, le parti présidentiel ne représente plus que le quart de la moitié du corps électoral du département ! Les deux sénateurs UMP de Saône-et-Loire sont d’ailleurs réunis dans l’échec. Jean-Patrick Courtois enregistre une défaite cuisante dans les deux cantons de Mâcon qu’il espérait reconquérir, et Jean-Paul Emorine, qui s’était largement investi dans la campagne, se voit désavoué sur ses propres terres. Il échoue à imposer son candidat dans le canton où il était réélu sans interruption depuis 1979 !
Cette victoire de la majorité d’Arnaud Montebourg se traduit par des scores fleuve dans de nombreux cantons. A Cluny, Jean-Luc Fonteray est réélu avec plus de 71% des voix. Plusieurs candidats de gauche dépassent les 60% : André Peulet à Lugny, Jacques Rebillard à Marcigny, Françoise Verjux-Pelletier à Chalon-Nord, Fernand Renault à Chalon-Sud, Laurent Selvez à Montceau-Nord,, Alain Doulé à Saint-Germain-du Plain… Le deuxième enseignement à tirer de ce scrutin est la porosité de plus en plus grande existant entre l’électorat de la droite classique et celui du Front National. Des électeurs de l’UMP ont voté pour le candidat du FN, peut-être par désespoir, mais sans doute aussi libérés par l’autorisation implicite donnée par le Président de la République et par les instances de l’UMP. Entre le Front National et ceux qui chassent sans vergogne sur ses terres, ils ont préféré l’original à la copie… Cette victoire de la majorité départementale ouvre une voie prometteuse pour l’avenir. Elle implique aussi un devoir de fidélité aux engagements pris durant la campagne. La Saône-et-Loire a innové en imposant, dès le lendemain du premier tour, une stratégie d’union des forces de gauche. Ce choix du rassemblement doit maintenant se traduire par des actes forts posés dans l’action future du Conseil général. Le département a les moyens de devenir le laboratoire d’une nouvelle forme de rassemblement à gauche, assurant la transition entre l’union des années quatre-vingt et un contrat de gouvernement à inventer pour bâtir une nouvelle majorité nationale. Le premier défi de l’année électorale qui s’ouvre sera de ramener aux urnes les forts bataillons de déçus de la politique. Les socialistes doivent, pour y parvenir, se doter d’un projet pour la France mobilisateur et fédérateur, répondant aux deux principales préoccupations des citoyens, l’urgence sociale et l’emploi. Ce n’est pas en regardant vers la droite effondrée et divisée que nous construirons l’avenir, mais en capitalisant sur l’union des forces de gauche pour fonder une nouvelle et solide coalition de gouvernement. Philippe Baumel, Président de l’Union Départementale des Elus Socialistes et Républicains Lu 427 fois
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