LA LETTRE DES ELUS SOCIALISTES ET REPUBLICAINS N°48
Pour les membres de la FNESR qui ne sont pas encore abonnés à Communes de France, cette offre promotionnelle vous permettra de prendre connaissance de notre revue et, nous l’espèrons, de vous convaincre de vous y abonner.


Contact : Rahma Boukhateb, Service Abonnement, r.boukhateb@mde-communes-de-france.fr

Philippe BAUMEL
Vice-Président de la FNESR

la lettre.pdf



Digg Del.icio.us Reddit Y! Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs

REFLEXION

A travers la dégradation de la note de la France sur les marchés financiers, qui dévoile cruellement l'extrême fragilité financière de notre pays, qui a été noté ?

Bien sûr c'est tout d'abord notre dette qui ne cesse de croître et surtout nos difficultés à la rembourser qui constitue le noeud du drame. Car notre pays n'a pas émis depuis au moins le dernier sommet Européen de décembre, les signes exigés par les agences de notation pour espérer surnager et conserver le triple A.

Mais qui note et qui est noté ? Qui se cache derrière Standard and Poor's ? Longtemps méconnues, ces agences d'analyse financières font maintenant la pluie et le beau temps. Elles sont en passe de devenir plus importantes semble-t-il que toutes les représentations du peuple, que toutes les assemblées, que tous les gouvernements. A y regarder de plus près, leur actionnariat est composé des mêmes grandes banques anglosaxonnes ou de milliardaires qui tirent le plus grand parti de la crise. Plusieurs banques privées internationales qui ont servi impunément à leurs clients pendant de longues années des produits toxiques, qui ont ensuite été indemnisées sans conditions par les Etats et qui aujourd'hui ne veulent en aucun cas se retrouver enfermées par une nouvelle régulation qui contraindrait leurs recherches de profit effrénée. Ce sont celles là qui fabriquent le baromètre d'une économie mondiale qu'elles contribuent à dérégler !

D'autre part, et très clairement, celui qui est noté durement est celui qui assure les responsabilités économiques et politiques du pays depuis près de 5 ans : Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Rien n'y a fait : les plans successifs d'austérité des gouvernements Fillon n'ont nullement rassuré les marchés financiers et la sanction s'abat.
Celui qui se faisait fort de nous protéger de la tempête n'est plus qu'impuissance. Le roi ou plutôt le Président est nu.
Et cette inutilité, voire cette opprobre dans laquelle les agences précipitent le Président risque de peser lourd au moment où les Français font leurs choix pour les prochaines présidentielles.

Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy annonce qu'il va nous parler à la fin du mois ? Mais pour nous dire quoi ? Que nous allons devoir nous serrer davantage la ceinture, voir augmenter la TVA, refluer encore les services publics de la santé, de l'éducation, baisser les retraites, contraindre les allocations chômage, les assurances maladie ? Tout cela a été fait et ces propositions éculées n'auront aucun impact ni sur la confiance des banquiers, ni sur celles des Français. Ces derniers ne manquant pas de noter que partout où ces plans drastiques d'austérité sont déjà en vigueur, ils n'ont fait qu'affaiblir davantage des pays déjà sur la paille. La Grèce va-t-elle mieux ces dernières semaines ? L'Irlande, l'Italie, l'Espagne ont-elles retrouvé un peu d'oxygène financier depuis qu'elles se sont assujetties à la rigueur ? Il n'en est rien et tout le monde le sait.

Alors, comment sortir de nos difficultés ? Peut-être en regardant différemment notre réalité. Car s'il y a la crise et ses soubresauts, il y a peut-être aussi la question centrale de notre appareil de production, de ses conditions de fonctionnement, en un mot de notre compétitivité. Car, comment expliquer que, alors que la crise fait rage partout dans le monde, la croissance de notre voisin allemand est de + 3 % en 2011 alors que la notre est en berne ? Que le déficit public en Allemagne et de 1 % du PIB alors qu'il est de 5.7 % en France ? La grande différence entre nos deux pays est en France l'absence de stratégie industrielle cohérente. Chez nos voisins, tout a été mis en oeuvre depuis plusieurs années pour structurer l'investissement région par région, pour développer toutes les industries les plus exportatrices, et malgré une productivité moindre des travailleurs allemands comparée à celle des ouvriers français, les résultats de l'économie d' Outre Rhin sont très favorables.
C'est pourquoi naturellement François Hollande place l'idée de production et de réindustrialisation au coeur de son projet. On est loin de la théorie du ruissellement vantée par Nicolas Sarkozy depuis 5 ans avec son corollaire : les cadeaux fiscaux (bouclier, niches) aux plus riches qui sont aussi inefficaces que ruineux pour les finances publiques.

Remettre l'industrie au centre du projet pour notre pays c'est restaurer la valeur travail, considérer que le seul profit utile est celui issu du travail des femmes et des hommes qui font le pays et pas de quelques milliardaires en recherche de martingales en or massif.

C'est par son industrie que la France aujourd'hui dégradée retrouvera non seulement la croissance mais aussi la capacité de créer de l'emploi partout sur son territoire. L'Allemagne, elle, ne s'y est pas trompée, qui connaît aujourd'hui un chômage juste résiduel. La voie du changement est possible, sachons la prendre, dans moins de cent jours maintenant.

Philippe Baumel
Président de l'UDESR 71

Digg Del.icio.us Reddit Y! Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs
LA LETTRE DES ELUS SOCIALISTES ET REPUBLICAINS N°47
Pour les membres de la FNESR qui ne sont pas encore abonnés à Communes de France, cette offre promotionnelle vous permettra de prendre connaissance de notre revue et, nous l’espèrons, de vous convaincre de vous y abonner.


Contact : Rahma Boukhateb, Service Abonnement, r.boukhateb@mde-communes-de-france.fr

Philippe BAUMEL
Vice-Président de la FNESR


la lettre.pdf


Digg Del.icio.us Reddit Y! Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs
LA LETTRE DES ELUS SOCIALISTES ET REPUBLICAINS N°46
Pour les membres de la FNESR qui ne sont pas encore abonnés à Communes de France, cette offre promotionnelle vous permettra de prendre connaissance de notre revue et, nous l’espèrons, de vous convaincre de vous y abonner.


Contact : Rahma Boukhateb, Service Abonnement, r.boukhateb@mde-communes-de-france.fr

Philippe BAUMEL
Vice-Président de la FNESR


la lettre.pdf



Digg Del.icio.us Reddit Y! Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs
LA LETTRE DES ELUS SOCIALISTES ET REPUBLICAINS N°43
Pour les membres de la FNESR qui ne sont pas encore abonnés à Communes de France, cette offre promotionnelle vous permettra de prendre connaissance de notre revue et, nous l’espèrons, de vous convaincre de vous y abonner.


Contact : Rahma Boukhateb, Service Abonnement, r.boukhateb@mde-communes-de-france.fr

Philippe BAUMEL
Vice-Président de la FNESR

la_lettre_1.pdf la lettre.pdf  (352.54 Ko)


Digg Del.icio.us Reddit Y! Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs
Monsieur le Député,

La majorité de gauche du Sénat vient d'adopter ce jeudi la proposition de loi constitutionnelle visant à accorder le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l'Union Européenne résidant en France depuis plus de cinq ans. Par ce vote symbolique de l'adhésion aux valeurs républicaines inscrites aux frontons de nos mairies, la Chambre haute s'inscrit dans le sens de l'Histoire. Du Luxembourg à la Slovénie, de la Suède au Danemark, de la Belgique à la Finlande ou aux Pays-Bas, la plupart des pays européens permettent déjà aux étrangers résidant sur leur sol de s'exprimer lors des élections locales. C'est aussi le cas de nombreux autres pays dans le monde, en Afrique, en Amérique latine et en Asie.

La France solidaire que nous appelons de nos voeux ne doit plus refuser l'intégration dans la République d'habitants de nos villes et nos villages, qui participent à la vie économique du pays, qui l'enrichissent par leur travail, qui s'impliquent dans la vie culturelle ou associative. Accorder le droit vote aux étrangers aux élections locales, c'est reconnaître et favoriser leur intégration dans notre société, c'est rendre leur dignité à des familles qui paient l'impôt chez nous, et qui participent déjà à nos élections prud'homales, de parents d'élèves ou d'offices HLM.

Le Président de la République que vous soutenez a beaucoup zigzagué sur ce sujet, comme sur tant d'autres questions. La vérité, c'est que depuis 15 ans, Nicolas Sarkozy n'a cessé de contredire Nicolas Sarkozy. En 1997, il s'inscrivait résolument contre le vote des étrangers non communautaires. En 2001, virage à 180 degrés: dans son livre, "Libre", il se déclarait pour et argumentait son choix. En 2005, Ministre, puis en 2008, Président de la République, il y était toujours favorable. Son dernier revirement, en novembre 2011, n'abuse personne. Nicolas Sarkozy se livre, une fois de plus, à une basse manoeuvre politicienne de drague des électeurs du Front National. Par peur d'être devancé par Marine Le Pen ou de ne pas bénéficier de ses voix au second tour, il nous ressort les vieilles ficelles de la peur et du rejet de l'autre.

Après le vote courageux du Sénat, vous serez vous aussi appelé, Monsieur le député, à vous prononcer sur ce texte à l'Assemblée Nationale. Alors, derrière quel Sarkozy vous rangerez-vous? Derrière le Président de 2008 ou derrière le candidat de 2012?


Philippe BAUMEL
Président de l'UDESR 71

Digg Del.icio.us Reddit Y! Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs
LA DROITE PROVOQUE LA CRISE A L'AMF - ANDRE LAIGNEL
Pour la première fois, un Congrès de l’Association des Maires de France s’est terminé sans qu’une Résolution finale ait été adoptée, fixant les points de convergence et les axes d’actions rassemblant les Maires et Présidents de Communautés dans leur diversité et l’unité.
Le Président de l’AMF n’a pas souhaité la simple discussion d’un texte dont les bases existaient et qui aurait pu, par le débat, permettre le rassemblement.

Au moment ou les Communes, mais aussi les Départements et les Régions, sont malmenées, souvent dénigrées et financièrement étouffées, la seule réponse des représentants de la droite à l’AMF est donc le refus de la confrontation d’idées et un assourdissant silence en réponse aux attentes des Maires de notre Pays.

De plus, M. Pélissard et ses collègues ont refusé de mettre à l’ordre du jour de la première réunion du Bureau l’élection du Secrétaire général, alors que cet acte substantiel a toujours eu lieu dans la foulée de celle du Président, la règle étant que quand celui-ci est de droite –ce qui a toujours été le cas- le Secrétaire général est de Gauche. Cette double élection est le symbole de la parité politique, qui est une condition sine qua non du pluralisme et donc de l’unité de l’Association.
Ce comportement a conduit les membres du Bureau de gauche –ils sont 18 sur 36- à quitter la réunion en signe de protestation.

Un nouveau Bureau est prévu le 8 décembre. Si un retour à la parité n’était pas garanti d’ici là, c’est l’avenir même de l’AMF qui serait compromis, le pluralisme n’étant plus assuré.

Tout accord passe par le respect, l’équilibre des responsabilités et les moyens de travail indispensables à toute action commune. De plus, l’engagement de lancer une réforme des statuts, modernisant et démocratisant l’Association des Maires de France, est une condition pour continuer ensemble l’indispensable action en faveur de la démocratie territoriale.
Alors que la majorité des Citoyens habitent dans des Communes gérées par la Gauche et les écologistes, il n’est pas acceptable que l’alternance nous soit interdite. Nous ne pouvons pas accepter d’être de simples faire valoir.

Les élus de progrès du Bureau de l’AMF souhaitent tous qu’un accord soit trouvé et, en leur nom, j’y œuvrerai avec détermination parce que j’ai la conviction que cette institution peut être utile pour nos territoires et ceux qui y vivent. Espérons que la droite sortira de ces manœuvres à courte vue pour retrouver le chemin de l’intérêt général.

Nous avons quelques jours pour parvenir à une solution respectueuse de notre diversité : elle est la condition de notre unité et donc de l’avenir de l’AMF.

André LAIGNEL
Membre du Bureau de l’AMF
Maire d’Issoudun
Ancien ministre

Digg Del.icio.us Reddit Y! Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs
Le rôle de la politique, ce n'est pas de faire peur pour ne rien changer, c'est de changer pour vaincre la peur. Ce n'est pas de prolonger le passé, c'est d'engager le futur.
Après le drame de Fukushima, tandis que les réserves de pétrole s'amenuisent et que nous avons l'obligation écologique de réduire nos consommations de CO2, la France doit réussir la transition énergétique. Avec lucidité et volonté. Il s'agit de sortir progressivement du tout-pétrole pour les transports et du tout-nucléaire pour l'électricité.

Je veux préparer cette transition autour de quatre principes: l'indépendance, la sécurité, l'emploi et le pouvoir d'achat. Elle n'est pas seulement une nécessité pour le développement durable ou une protection par rapport aux risques. C'est surtout, si nous savons la saisir, une opportunité économique.

Mon premier objectif est donc la diversification de nos sources d'énergie. Depuis le choc pétrolier en 1973, la France a installé un important parc électronucléaire. Nous connaissons les atouts de cette technologie, l'excellence de notre industrie, le potentiel qu'elle représente et le savoir faire des salariés de ce secteur. Mais ce modèle doit désormais se moderniser et s'adapter. Les centrales lancées à la fin des années 1970 seront en fin de vie dans les quinze prochaines années. Des investissements importants devront y être consacrés pour éventuellement les prolonger, sachant que les exigences en matière de sécurité en élèveront le coût, sans oublier la question lancinante du stockage des déchets.

Parallèlement, si nous ne faisons rien, notre retard en matière d'énergies renouvelables s'accentuera, d'autant que la politique chaotique du gouvernement depuis cinq ans a encore aggravé notre écart de performance avec nos pays voisins, notamment l'Allemagne (230 000 emplois contre 40 000 en France). Et les difficultés d'Areva, provoquées par un affaiblissement financier, voire un démantèlement organisé par le pouvoir, ont nui à l'investissement dans les énergies nouvelles.

C'est pourquoi je porte, à l'occasion de l'élection présidentielle, un scénario volontariste et pragmatique. Il consiste à réduire à l'horizon 2025 la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% et de faire monter celle des énergies renouvelables, tout en maîtrisant notre consommation.

Cette mutation prendra du temps – trois quinquennats – et supposera des étapes d'évaluation en fonction des progrès de la science et des prix relatifs de chaque source d'énergie. L'industrie nucléaire, loin d'être affaiblie, sera à plusieurs titres sollicitée, et donc renforcée. Elle aura à intervenir sur les centrales les plus anciennes, à être exemplaire en matière de démantèlement et à poursuivre les recherches sur les énergies de demain, tout en garantissant la sécurité absolue de chaque site de production.

Pour le prochain quinquennat, je prends quatre engagements en cohérence avec cette perspective: la plus ancienne de nos centrales – Fessenheim – sera arrêtée; le chantier de Flamanville – avec le nouveau réacteur EPR – sera conduit à son terme; le système de retraitement des déchets et la filière qui l'accompagne seront préservés; aucune autre centrale ne sera lancée durant ce mandat.

Par ailleurs, j'engagerai une politique cohérente de montée du renouvelable: solaire, éolien terrestre et maritime, biomasse… Des incitations fiscales pour la consommation comme pour la production contribueront au développement d'une industrie innovante et créatrice d'emplois, dont le CEA et Areva seront les fers de lance.

Mon second objectif est de promouvoir une société de sobriété énergétique.

La priorité sera d'agir sur le bâti, qui absorbe près de 40% de la consommation d'énergie. La rénovation thermique aura, en outre, l'avantage de préserver le pouvoir d'achat des Français et d'offrir un gisement d'emplois considérable: plus de 150 000 d'ici à 2020. Là encore, des actions importantes sont à mener pour améliorer notre efficacité énergétique: généralisation des appareils de faible consommation, diminution des pertes en ligne, stockage de l'électricité.

Quant au prix de l'énergie, la vérité oblige à dire que, quel que soit le scénario autour de la part du nucléaire, il aura tendance à s'élever en raison du renchérissement des énergies fossiles et de l'ampleur des investissements à engager sur les centrales comme sur les énergies renouvelables.

C'est pourquoi je propose des mesures de protection des consommateurs avec un tarif de base pour l'essentiel et un tarif progressif pour le confort. De même, la maîtrise de la facture énergétique est indispensable à la préservation de la compétitivité de nos entreprises.
Réussir cette transition est donc un impératif économique, social et écologique. Elle suppose l'affirmation d'une politique industrielle et la préservation d'un pôle public de l'énergie, aujourd'hui malmené.

C'est le choix de l'avenir et celui de la responsabilité. Il évite un statu quo forcément dépassé et une sortie irréaliste du nucléaire. Il appelle, aussi, une conception élevée de la démocratie. C'est pourquoi j'ouvrirai, au lendemain de l'élection présidentielle, si les Français m'accordent leur confiance, un grand débat sur l'énergie en France associant largement les acteurs et les citoyens, dont le Parlement fixera la conclusion par le vote d'une loi de programmation de la transition énergétique.

Ce débat mérite mieux que la caricature, l'outrance, l'aveuglement, voire le mensonge. Je suis convaincu que les Français se rassembleront davantage sur cette stratégie équilibrée, ambitieuse et protectrice que sur la défense de schémas périmés ou incantatoires.

Préparer l'avenir, c'est l'enjeu de l'élection présidentielle.

Digg Del.icio.us Reddit Y! Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs
Au lendemain de mon élection à la présidence du Sénat, je tiens à m’adresser directement à chacune et chacun d’entre vous.

Le Sénat tient de la Constitution un rôle particulier à l’égard des collectivités locales. Je souhaite qu’il exerce pleinement ses compétences tant en direction des territoires que des élus.

J’ai pu mesurer le malaise qui s’est exprimé bien au-delà des clivages traditionnels.

Nous le savons, les difficultés économiques et financières que nous connaissons auront un impact direct sur la vie de nos concitoyens, sur les équilibres territoriaux et sur les finances locales.

Tout comme nous savons que l’ensemble des réformes conduites depuis quelques années a contribué à bouleverser le paysage local.

C’est vrai de la réforme fiscale comme de celle de la taxe professionnelle. C’est vrai des changements dans l’implantation de services publics comme les réformes de la carte judiciaire, de la carte hospitalière ou de la carte scolaire. C’est vrai enfin de la réforme territoriale issue de la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 qui a profondément modifié le code général des collectivités territoriales.

Les élus locaux ont souvent ressenti ces changements comme des remises en cause contestables du vaste mouvement de décentralisation qui avait été engagé en 1982 et poursuivi sous des gouvernements successifs.

Ils ont eu le sentiment de réformes conduites de façon improvisée et avec la méconnaissance des réalités de terrain.

Ils ont mal compris les critiques excessives sur les collectivités trop nombreuses, trop coûteuses ou mal gérées.

Avec vous, je pense que les élus sont d’abord des citoyens engagés dans la vie publique pour répondre à l’attente de nos concitoyens. Nos collectivités ne peuvent être réduites à une source de dépenses improductives alors qu’elles ont en charge l’organisation des services publics territoriaux et représentent l’essentiel des investissements engagés au plan national.

Le sentiment d’une lente érosion du lien de confiance qui unissait les collectivités à l’Etat doit faire place désormais à un dialogue serein et respectueux de chacun. Il s’agit, en s’appuyant sur l’initiative locale, d’ouvrir la voie à de nouvelles avancées, au plus proche des citoyens et au côté d’un Etat territorial présent et ancré sur ses missions essentielles.

Le Sénat, dont la vocation constitutionnelle est la représentation des collectivités territoriales, entend pleinement favoriser l’expression des élus locaux, non seulement pour établir les constats, mais également pour esquisser les solutions d’avenir. C’est en effet à partir de nos territoires eux-mêmes que des priorités pourront être dégagées pour une relance de la démocratie territoriale au service des libertés et des solidarités locales.

Je vous propose donc l’organisation des Etats généraux de la démocratie territoriale. Réunissant les élus dans leur diversité, les associations nationales et locales d’élus locaux, mais aussi les acteurs du développement local, ils pourraient être le creuset d’une nouvelle réflexion sur les droits et libertés des collectivités locales, sur les compétences, sur les financements, sur les solidarités territoriales, en un mot sur le devenir de la France des territoires.

Les régions et leurs représentants élus y ont toute leur place.

Je rendrai prochainement publiques les modalités d’organisation des Etats généraux pour créer une nouvelle espérance dans le développement des territoires.

Bien cordialement,

Jean-Pierre BEL

Digg Del.icio.us Reddit Y! Wikio Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs




Avenir des collectivités locales

Balladur contre un report des régionales en 2011

[ 12/02/09 ] Edouard Balladur, qui préside le Comité sur la réforme des collectivités...

Protestations des élus locaux à l’annonce de la mort de la taxe professionnelle

Finances - 06/02/2009 / La Gazette des communes Colère, incompréhension, abasourdissement…...

Réforme territoriale : les 102 conseils généraux délibèrent

Départements publié le 09 février 2009 A l'initiative de l'Assemblée des...

Délibérations dans les 102 Conseils généraux ....

Paru sur secteurpublic.fr Les 102 Conseils généraux ont fait délibérer leurs assemblées sur la...

Réforme territoriale : l'Unccas prépare son livre blanc

Action sociale publié le 27 janvier 2009 Reçue le 20 janvier par le Comité pour la...

Fusion départements/région: le PS contre

Le PS, s'élevant contre une réforme des collectivités locales qui servirait de "prétexte à des...

Commission Balladur: les villes plutôt que les départements?

Par Matthieu Deprieck, publié le 13/01/2009 18:20 - mis à jour le 14/01/2009 10:54 Les...